Le village

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SITUATION GEOGRAPHIQUE

 

HISTOIRE

La naissance de notre Commune est datée à la fin du XVème siècle, lorsque les habitants jusque là réunis sur la colline de Saint Sernin de Goudourville (où reste encore aujourd'hui le cimetière) vinrent s'installer au pied du coteau. Attirés par la grande voie de Toulouse à Narbonne, les villageois émigrèrent à l'intersection de cette nouvelle route avec le ruisseau appelé le Merdéric.

Le document officiel marquant la naissance de Villenouvelle est l'acte de reconnaissance, foi et hommage du 20 mars 1475 fait par les consuls de Villenouvelle à Louis XI. Nous nous situons là dans les dernières années du régime féodal, et notre Cité est dès son origine placée sous la dépendance, la Mouvance, directe du roi qui désirait combattre la féodalité.

Bien qu'arrivée à une époque plus pacifique, Villenouvelle s'est entourée, par habitude, de fortifications, aujourd'hui démolies. L'église, Notre dame des anges, quant à elle ne fut édifiée qu'en 1509. Jusque là les habitants continuaient de fréquenter l'église de Saint Sernin qui, jusqu'à sa destruction à la Révolution, était encore la paroisse officielle.

En 1554, Catherine de Médicis "héritière et Comtesse du Lauragais", fait aliénation d'une partie de ses biens pour subvenir aux guerres de son royal époux. C'est alors que Villenouvelle, de ville royale et quasi indépendante qu'elle était autrefois, va devenir féodale et vassale  d'un seigneur particulier. Guillaume du Cros, châtelain de Villenouvelle  et de Saint Rome, est déclaré adjudicataire de la seigneurie de Villenouvelle pour la somme de 3500 livres tournois, ce qui équivaudrait à environ 40000 euros.

Villenouvelle continue paisiblement de profiter de ses privilèges, rappelés en 1559 par François II, jusqu'au décès de Guillaume de Cros en 1563. Son neveu, Guillaume du Berry, lui succède alors en qualité de seigneur de Villenouvelle. Ce dernier se rend rapidement insupportable à ses vassaux et les villageois réunissent une assemblée générale des notables pour supplier la reine de replacer la commune sous son autorité directe. Le royaume connaissant de grosses difficultés financière, les bourgeois de Villenouvelle se cotisent pour indemniser le Sieur Berry afin de sortir de son joug tyrannique. Le 13 juillet 1564 la reine-mère, en visite en Lauragais, accepte la demande et s'en suit un long procès auquel il fut mis fin par un jugement rendu en avril 1565. De ce jour Villenouvelle n'entendit plus parler du seigneur de Berry.

Justice, administration, finance, tout marcherait à souhait dans ce petit village d'un millier d’âmes, si  la lutte religieuse, alors à sa période la plus  aiguë, n'était une cause perpétuelle de troubles et d'inquiétudes. En 1569 nos ancêtres délibérèrent de vendre l'argenterie de l'église de Villenouvelle pour acheter des couleuvrines (canons à main) et rejoindre la ville de Revel pour se battre contre les huguenots (français protestants) et soutenir sa voisine Montesquieu qui fut le théâtre d'une lutte sanglante entre protestants et catholiques et finira en un amas de décombres.

Ce n'est qu'en 1598, avec la signature de l’Édit de Nantes, que la sagesse a eu raison de la violence; mais les esprits sont loin d'être apaisés car les provinces méridionales s'agitent contre la féodalité qui tente un suprême retour.

On compte sur l'arrivée, en 1614, d'Henri II de Montmorency en qualité de Gouverneur du Languedoc pour ramener le calme et la tranquillité dans nos contrés. C'est alors sous le règne de Louis XIII que le fonctionnement du village reprend son cours normal. En 1622, les consuls de Villenouvelle demandent alors au Roi que les droits de la Commune soient solennellement reconnus, et que la tenue hebdomadaire du marché et de deux foires annuelles soit rétablie. Le Roi accède à la demande "de nos chers et bien amès les manans et habitants du lieu de Villenouvelle" (extrait de la réponse de Louis XIII).

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